S3PInfos Hebdo Presse 10 (du 11 au 15 mai)

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Le S3PI de l’Artois vous relaie quelques informations

Dans l’Artois

La CCI Hauts-de-France a lancé entre le 5 et le 12 mai son 3ème Baromètre sur l’impact du coronavirus auprès des 22000 entreprises de la région.
369 dirigeants ont répondu à l’enquête sur le territoire de l’Artois.
96 % des répondants indiquent avoir été impactés par la crise et 63 % des entreprises sont aujourd’hui fermées, soit parce qu’elle y sont contraintes ou parce qu’elles en ont fait le choix.
On constate par ailleurs que le recul moyen du chiffre d’affaires des entreprises qui ont répondu est de 51 %.
Cette enquête montre aussi que 54% des entreprises on eu recours au chômage partiel et 25 % au télétravail.
Enfin, à l’heure du déconfinement, il est à noter qu’il faudra en moyenne 6 mois aux entreprises pour retrouver leur niveau d’activité d’avant crise.

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Une explosion sur le site de la distillerie Tereos à Val-des-Marais
Depuis la fin du mois de mars, la distillerie Tereos à Val-des-Marais dans la Marne, qui produit de l’alcool de bouche, fabrique du gel hydroalcoolique pour lutter contre le coronavirus. Le 5 mai, une explosion s’est produite sur le site. Une immense cuve de vinasse s’est effondrée. Selon le directeur de l’usine, Vincent Batteux, « il faut pomper pour éviter que le produit rentre dans les sols ». Les opérations de pompage sont en cours. Selon le bilan de cet incident, il n’y a pas de risque de pollution de la rivière ou du cours d’eau voisin et aucun blessé à déplorer. Il demande juste beaucoup de travail pour tout nettoyer, mais la fermeture de l’usine n’est pas prévue. Malgré cette explosion dont la cause reste inconnue, la production de gel hydroalcoolique se poursuivra. « Nous allons continuer de produire du gel. Tous les salariés le souhaitent, dans ces moments de crise on voit la passion pour leur site qui anime tous nos collaborateurs », ajoute Vincent Batteux.
france3-regions.francetvinfo.fr, « VIDEO. Marne : une cuve explose et s’écroule dans une distillerie qui produit du gel hydroalcoolique » – 05/05/2020

Guidel : incendie dans l’usine d’Axilone
Un incendie s’est déclaré, ce dimanche matin, sur une chaîne de production de l’entreprise Axilone, spécialisée dans les emballages de cosmétiques, à Guidel (56). Le feu s’est déclaré au niveau d’un aspirateur à solvants, où l’on procède au vernissage de bouchons de parfums. Si les dégâts ont été circonscrits à cette ligne, l’origine du départ de l’incendie reste toutefois incertaine. Les produits chimiques présents, essentiellement des solvants, avaient rapidement été mis à l’écart. Des relevés d’éventuelles pollutions et vapeurs chimiques et toxiques ont été réalisés.
Le Télégramme, « Guidel : le feu endommage une chaîne de production de l’usine Axilone » – 11/05/2020

Odeur de soufre en Île-de-France : le mystère reste entier
Une mystérieuse odeur de soufre a envahi Paris et plusieurs départements d’Île-de-France, dimanche soir, suscitant craintes et interrogations. « Pour l’heure, tous les moyens de surveillance dont on dispose indiquent qu’il n’y a pas de danger pour la santé, mais on ne connaît toujours pas l’origine de cette odeur », indique Aurélie Solans, conseillère de Paris chargée de l’environnement. La préfecture de police, qui a réalisé les premiers prélèvements, n’a constaté aucune anomalie sur les polluants les plus dangereux. Des investigations plus poussées sont en cours, dont les résultats devraient être connus dans la journée. De son côté, la direction régionale de l’environnement et de l’énergie, qui surveille les installations classées à risque, n’a relevé aucun incident industriel en Île-de-France. Les pompiers de Paris ont aussi déclaré que l’odeur ne correspondait à aucune intervention de leurs équipes. « Cette odeur pourrait être liée au brassage des réseaux d’assainissement à cause des fortes pluies qui fait remonter les gaz de décomposition », a estimé Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris. Les premières analyses de la qualité de l’eau ne montrent toutefois « pas de danger » à continuer à la consommer, assure la mairie.
www.lemonde.fr, « Une odeur de soufre à Paris et en Ile-de-France, plusieurs pistes évoquées » – 11/05/2020

Déversement de 27 000 litres de solvant inflammable par un camion lors d’un accident à Val-de-Reuil
Lundi 11 mai, un poids lourd s’est couché dans un rond point à Val-de-Reuil , entraînant le déversement de 27 000 litres de solvant inflammable sur le sol.
Afin d’éviter l’incendie, les sapeurs pompiers ont utilisé deux lances à mousse et une lance à eau.
Ils ont aussi obstrué le déseau d’eaux pluviales afin d’éviter une pollution liée à la dispersion du liquide inflammable.
Francebleu.fr : Un camion déverse 27 000 litres de solvant inflammable au sol dans un accident à Val-de-Reuil - 11/05/2020

Calais : violent incendie à Tioxide
Jeudi 7 mai, un important incendie s’est déclaré sur le site de l’usine Tioxide.
Le feu s’est décaré au niveau d’une unité annexe de production du site lors de travaux effectués dans le cadre de la démolition du site dont l’activité s’est arrêtée fin 2017.
Lavoixdunord.fr : Calais : violent incendie à Tioxide, que s’est il passé ?

Incendie sur le site de l’usine GDE à Montoir-de-Bretagne
Un incendie s’est déclaré, le 13 mai au soir, dans un parc de carcasses de 700 voitures de l’usine de recyclage de métaux Guy Dauphin Environnement (GDE), sur la commune de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. Ces véhicules, destinés à être détruits, étaient dépollués et devaient être compactés le 14 mai. Leurs métaux étant destinés à des aciéries en Turquie et en Espagne. Des analyses de l’air sont en cours pour déterminer s’il y a eu pollution atmosphérique.
france3-regions.francetvinfo.fr, « Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire : ce que l’on sait du violent incendie à l’usine de recyclage GDE » – 14/05/2020

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Les Villes testent la méthanisation « miniature »
La micro-méthanisation vise à transformer les biodéchets au plus près du lieu de production avec l’objectif de réduire le transport, tant pour la collecte que pour le traitement et la valorisation, à l’image de Tricube 2, une expérimentation menée en 2017 par Tryon Environnement avec la communauté de communes de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) sur environ 30 tonnes de biodéchets par an. Peu rentable à cette échelle, l’entreprise travaille aujourd’hui à la réalisation d’un micro-méthaniseur beaucoup plus important. Le département des Yvelines a, en effet, lancé un marché public pour traiter les déchets alimentaires de ses 116 collèges, soit 1 000 tonnes par an. S’ajoutera à cette collecte celle des restaurants, des petits commerces, de la grande distribution, etc., pour atteindre 4 000 tonnes par an. « Les biodéchets seront transportés sur environ 30 km. L’objectif, c’est de multiplier les sites pour se rapprocher des sources de production », explique Jimmy Colomies, co-fondateur de la société. La valorisation se fera sous forme de biogaz traité et injecté dans le réseau GRDF.
www.lagazettedescommunes.com, « La méthanisation « miniature » testée en ville » – 12/05/2020

Un dispositif mesure les efforts du secteur financier pour sortir du charbon
Dans un contexte où la France s’est engagée à contenir le réchauffement climatique sous la barre de 1,5°C, l’ONG Reclaim Finance a enquêté pour savoir si les acteurs financiers avaient adopté les mesures nécessaires pour soutenir une sortie du secteur du charbon, responsable d’une bonne partie des émissions de CO2. Un outil nommé Coal Policy Tool, permettant de visualiser quelles institutions ont joué le jeu et lesquelles sont encore loin du compte, a ainsi été rendu public le 6 mai. « Seuls cinq acteurs financiers français ont une politique efficace pour soutenir la sortie du charbon à temps suivant une trajectoire 1,5°C », précise Lucie Pinson, directrice générale de Reclaim Finance. Par ailleurs, cet outil pourrait inciter les mauvais élèves à redoubler d’efforts. En effet, Yann Louvel, analyste politique pour Reclaim Finance, a précisé dans un communiqué que « certains acteurs ont indiqué travailler à une première politique ou à la révision de leur politique actuelle ».
www.liberation.fr, « Un outil qui mesure les efforts réels du secteur financier pour sortir du charbon » – 12/05/2020

Le secteur de l’énergie renouvelable veut « une accélération de la transition »
Les professionnels du secteur des énergies renouvelables se tournent vers 2028 avec la publication, le 23 avril dernier, du décret d’application de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui fixe les objectifs énergétiques de la France pour les huit prochaines années. La PPE prévoit que l’électricité issue des énergies renouvelables représente 27 % du mix énergétique en 2023 et entre 33 % et 36 % en 2028. Afin d’avoir une chance de rattraper leur retard, les acteurs du secteur s’activent pour que leurs propositions soient jugées plus prioritaires et intégrées aux plans de relance. En outre, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, et le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, ont affiché en avril leur volonté de ne pas faire passer au second plan les objectifs de lutte contre le dérèglement climatique en défendant une « accélération de la transition écologique ».
Le Monde, « En France, le secteur appelle à « une accélération de la transition » » – 14/05/2020

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Masques usagés : inquiétudes des ONG
Lors de leur enquête bimensuelle visant les déchets accumulés sur les plages des îles Soko, à Honk Kong, les équipes d’OceansAsia ont découvert de nombreux masques chirurgicaux usagés rejetés par la mer de Chine. À l’image de l’association, de nombreuses ONG ont tiré le signal d’alarme à travers le monde sur la présence faramineuse de masques usagés dans la nature, exposant l’environnement, mais aussi les professionnels du nettoyage et des déchets, à de nouveaux risques. « Le ministère de la Santé s’est contenté de dire qu’il fallait jeter les masques usagés sans préciser où ni comment. Il a fallu attendre le 23 mars pour que le ministère de la Transition écologique publie une recommandation précise », à savoir que « les masques, gants et mouchoirs usagés utilisés par les particuliers doivent être enfermés dans un sac en plastique fermé, qui sera conservé au moins 24 h avant d’être jeté avec les ordures ménagères », rappelle Jacky Bonnemains, président de l’ONG Robin des bois. « Pour que ces déchets rejoignent sans risque la poubelle des ordures ménagères, il est essentiel qu’ils ne se retrouvent ni dans la rue, ni dans la nature, ni dans les poubelles de déchets recyclables, pour éviter leur dispersion sur les tables de tri », indique le journaliste-écrivain Dominique Lapierre qui estime qu’il ne serait pas inutile qu’une campagne de sensibilisation le dise au grand public.
Le Journal de l’Environnement Newsletter, « Masques usagés : la pollution du déconfinement ? » – 13/05/2020

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Les départements français sont exposés à un risque de sécheresse estivale
À l’occasion d’une réunion du Comité national de l’eau, le ministère de la Transition écologique et solidaire a présenté une prévision montrant que plus de la moitié des départements français sont exposés, à des degrés divers, à un risque de sécheresse estivale. Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, a indiqué que la démarche visait à anticiper « les départements où on risque de ne pas avoir assez d’eau pour tous les usages afin de (leur) permettre de mieux se préparer et de renforcer la coordination, notamment en réfléchissant à un niveau interdépartemental ». Par ailleurs, la secrétaire d’Etat a indiqué que les départements antillais de Martinique et Guadeloupe connaissaient déjà une situation de tension hydrique, avec des coupures d’eau en Guadeloupe, dans un contexte où le lavage des mains s’impose comme un geste barrière essentiel face à l’épidémie du Covid-19.
AFP Economique, « Sécheresse : 53 départements anticipés à risque cet été (ministère) » – 14/05/2020

JOURNAL OFFICIEL

ICPE
Vous trouverez ci-dessous un Décret en date du 12 mai qui modifie la nomenclature des ICPE pour les installations relevant des rubriques 2915,2930 et 2940.
Il introduit notamment le régime de l’enregistrement pour les rubriques susmentionnés.

Décret n° 2020-559 du 12 mai 2020 modifiant la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement
legifrance.gouv.fr

Ci-dessous les arrêtés relatifs aux prescriptions générales applicables aux ICPE concernées par le décret.

Arrêté du 12 mai 2020 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l’enregistrement au titre de la rubrique n° 2915 (Procédés de chauffage utilisant comme fluide caloporteur des corps organiques combustibles, lorsque la température d’utilisation est égale ou supérieure au point éclair des fluides) de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement
legifrance.gouv.fr

Arrêté du 12 mai 2020 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l’enregistrement au titre de la rubrique n° 2930 (Ateliers de réparation et d’entretien de véhicules et engins à moteur, y compris les activités de carrosserie et de tôlerie) de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement
legifrance.gouv.fr

Arrêté du 12 mai 2020 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l’enregistrement au titre de la rubrique n° 2940 (Application, revêtement, laquage, stratification, imprégnation, cuisson, séchage de vernis, peinture, apprêt, colle, enduit, etc., sur support quelconque) de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement
legifrance.gouv.fr

Biodiversité
Arrêté du 10 mars 2020 portant mise à jour de la liste des espèces animales et végétales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain
legifrance.gouv.fr