S3PInfos Hebdo Presse 12 (du 25 au 29 mai 2020)

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Le S3PI de l’Artois vous relaye quelques informations

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ICPE : L’Ineris publie un guide technique pour les rubriques 4331 et 4734
L’Ineris vient de publier un guide technique qui précise les justificatifs à apporter pour démontrer le respect des prescriptions de l’arrêté de prescriptions générales pour les rubriques 4331 et 4734 de la nomenclature ICPE. Ce guide présente, pour les exploitants des installations classées dans ces rubriques, les différentes justifications à apporter dans le dossier d’enregistrement au regard des différents articles de l’arrêté.
www.journaldelenvironnement.net, « Liquides inflammables, produits pétroliers spécifiques et carburants de substitution : publication d’un guide technique pour les rubriques 4331 et 4734 de la nomenclature ICPE » – 20/05/2020

Ruffey-sur-Seille : un incendie ravage un site de stockage très controversé
Jeudi soir, un incendie s’est déclaré sur le site de stockage de bois à l’air libre de la société Vert Énergie 39, à Ruffey-sur-Seille. L’incident est toujours sous surveillance et va mobiliser les pompiers durant plusieurs jours. Ce sinistre était redouté par une partie des habitants de la commune depuis longtemps. « J’ai eu peur, car depuis un an, je redoutais un incendie », affirme Guy Jeandot, qui habite à proximité. « Aujourd’hui, vendredi, la fumée nous indispose et les pompiers nous ont demandé d’évacuer les bêtes et les amis agriculteurs de notre fils se sont proposés pour nous les prendre. (...) Pour l’heure, nous sommes un peu perdus avec la crainte des conséquences de cet incendie », confie sa femme. En outre, la Dreal avait mis en demeure le géant du site de déposer un dossier en préfecture correspondant aux volumes de bois stockés et à revoir les conditions de stockage en faisant plusieurs tas au lieu d’un seul, suite à un contrôle effectué en novembre 2018. Faute de résultat, un arrêté d’astreinte administrative a alors été pris et une amende journalière a été infligée.
Le Progrès, « Un incendie ravage une plateforme de stockage très controversée » – 23/05/2020

Pollution chimique à Romagnieu : 35 pompiers mobilisés
Le 25 mai, les sapeurs-pompiers de l’Isère ont mobilisé d’importants moyens de secours sur la commune de Romagnieu après une fuite de produit toxique sur un fût tombé d’un camion. L’accident est survenu sur un chemin privé où le camion, qui se dirigeait vers la station d’épuration, a perdu un fût de 1 000 litres de chlorure d’aluminium qui s’est ouvert en tombant sur le sol. Un périmètre de sécurité de 300m a été instauré et une trentaine de sapeurs-pompiers mobilisés. Le chauffeur du camion ainsi qu’une employée d’une station d’épuration voisine ont également été examinés.
Le Dauphiné Libéré, « Un fût de produit toxique éventré, alerte à la pollution » – 26/05/2020

Près du Havre : une usine Seveso mise à l’arrêt
La préfecture de Seine-Maritime a annoncé la mise à l’arrêt, hier, d’une unité de l’usine du groupe chimique Yara, située à Gonfreville-l’Orcher, à la suite d’une fuite d’ammoniac qui n’a pas fait de blessé. Classée Seveso seuil haut, l’usine du fabricant norvégien d’engrais « a déclenché son POI (Plan d’organisation interne) à 3h à la suite d’une fuite de vapeur d’ammoniac sur un échangeur d’une unité de production qui a nécessité la mise en sécurité de l’installation », précise la préfecture dans un communiqué. « Selon les premières constatations, cette fuite a pu causer des odeurs perceptibles sur le site et en toute proximité sur la zone industrielle », poursuivent les services de l’État, assurant que « la situation est parfaitement sous contrôle ».
Ouest France, « Près du Havre, fuite d’ammoniac dans une usine Seveso » – 29/05/202O

Harnes : des moyens importants déployés pour un incendie dans une entreprise de démolition
Le feu s’est d’éclaré dans la nuit du lundi au mardi, à l’extérieur de l’entreprise Ramery Environnement, à Harnes.
D’importants moyens de secours ont été mobilisés avec une quarantaine de pompier déployés au plus fort de l’évènement.
France3 région : Des moyens importants pour un incendie dans une entreprise de démolition - 26/05/2020

Un incendie sur le site du centre d’enfouissement Sita à Curgies
Un incendie s’est déclenché le 26 mai sur le site du centre d’enfouissement Sita à Curgies près de Valenciennes. Les secours sont intervenus en nombre. Les pompiers ont lutté contre les flammes pendant plusieurs heures. Ils soulignent que des « déchets industriels non dangereux » sont enterrés sur le site. Selon eux, il n’y a ni blessé ni intoxiqué à déplorer. L’intervention a pourtant été de longue durée.
www.20minutes.fr, « Nord : Un feu de déchets industriels mobilise les pompiers pendant des heures » – 27/05/2020

L’ASN pointe deux incidents significatifs au sein du parc nucléaire d’EDF
Auditionné au Sénat le 27 mai à l’occasion de la remise de son rapport annuel, Bernard Doroszczuk, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a indiqué qu’« il y a un déficit de culture de précaution dans notre pays ». Il a cité comme preuve deux événements ayant eu lieu dans les centrales nucléaires d’EDF à Golfech (Tarn-et-Garonne) et à Penly (Seine-Maritime) en 2019 qui selon lui « marquent un franchissement des barrières de sûreté ». Il a également rappelé que « depuis de nombreuses années, l’ASN attire l’attention sur la capacité d’entreposage des combustibles usés insuffisante ». « EDF devait ainsi s’engager à créer de nouvelles capacités avant fin 2020, mais cette échéance ne sera pas respectée. […] Il y a vraiment urgence », a-t-il ajouté. Par ailleurs, l’Autorité a jugé le niveau de sûreté dans les installations nucléaires « acceptable » en 2019. Elle note toutefois un recul de la rigueur d’exploitation d’EDF dont les capacités d’ingénierie sont de plus en plus saturées. Dans ce contexte, le groupe public devra mener, dans les prochaines années, toute une série de visites décennales afin de prolonger la durée de vie de ses réacteurs au-delà de 40 ans.
www.lesechos.fr, « Le gendarme du nucléaire alerte sur un « déficit de culture de précaution » » – 28/05/2020

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Les riverains de l’usine Arkema de Lacq et Mont dénoncent les émanations nocives qui s’en dégagent
L’Association des riverains des site industriels du bassin de Lacq (Arsil) pointe à nouveau les émanations de fumée issues de la plateforme industrielle où cohabitent Arkema, Toray et Sobegi notamment. Gilles Cassou, riverain, pense entre autres « que les principaux soucis viennent de l’unité de revalorisation du soufre (URS), mise en place quand il a fallu transformer la plateforme, au moment du départ de Total ». Atmo Nouvelle-Aquitaine a également relevé des mesures de soufre. Le directeur du site Arkema Lacq et Mont, Hervé Brouder, ne s’en étonne pas. Il a indiqué que « l’unité de revalorisation du soufre est en maintenance depuis dix jours et devrait s’arrêter en fin de semaine prochaine. Nous avons informé la population dans le bulletin hebdomadaire sur Universlacq. Cette maintenance est obligatoire tous les six mois. Avec le confinement, elle a été repoussée d’un mois. » Il ajoute également que « la sensibilité des riverains est de plus en plus accrue. Quand vous baignez dans une odeur 24 heures sur 24, vous ne la sentez plus. Plus on progressera, plus la sensibilité des riverains augmentera. Notre objectif est d’arriver à zéro odeur. »
Sud Ouest.com, « Une fumée orange qui dérange » – 22/05/2020

La France est visée par une mise en demeure de la Commission européenne
La France est visée par une mise en demeure de la Commission européenne pour ne pas avoir transposé correctement dans le droit français toutes les exigences de la directive européenne de 2016 concernant la réduction des émissions nationales des principaux polluants atmosphériques. Il s’agit des particules fines, particulièrement nocives, car elles pénètrent profondément l’organisme, des oxydes d’azote (NOx) issus majoritairement du transport routier, des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) et du dioxyde de soufre (SO2) rejeté par les activités industrielles et de l’ammoniac (NH3), émis principalement lors des épandages agricoles. Dans ce contexte, Bruxelles lui demande « instamment d’améliorer [ses] règles en matière de lutte contre la pollution atmosphérique ». Pour Jean-Luc Fugit, président du Conseil national de l’air et député LREM du Rhône, « la demande de la Commission est un peu tatillonne et peut conduire à des interprétations sensiblement erronées ».
www.lemonde.fr, « Pollution de l’air : la France de nouveau dans le collimateur de la Commission européenne » – 28/05/2020

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La méthanisation affiche une progression
Le ministère de la Transition écologique compte 1 335 projets d’installations de méthanisation en France, qui pourraient s’ajouter aux 900 actuellement en service, pour plus des trois-quarts chez des agriculteurs. La grande majorité de ce biogaz sera injectée directement dans le réseau. Par ailleurs, l’injection a décollé à partir de 2017, après que les opérateurs gaziers ont pris en charge 40 % du coût de raccordement des installations de biométhane au réseau. La tendance est cependant confrontée à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui prévoit une baisse forte et brutale, à moins 30 %, en trois ou quatre ans, du tarif de rachat par l’État du gaz injecté. En outre, cet élan est également menacé par la hausse des prix des matières premières facilement méthanogènes qui entrent dans les méthaniseurs.
www.ouest-france.fr, « La méthanisation agricole prend son envol » – 25/05/2020

Baisse drastique des investissements dans l’énergie
En 2020, les investissements mondiaux dans l’énergie vont reculer de 20 %, au lieu de progresser de 2 %, a averti mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le pétrole de schiste, dont l’extraction coûte cher, est particulièrement touché, avec des investissements réduits de moitié, explique l’agence affiliée à l’OCDE. Concernant les énergies renouvelables, les investissements afficheront un déclin de 11 %. Or, « il faudrait que les montants investis dans l’énergie verte soient multipliés par plus de deux pour atteindre les objectifs climatiques », indique Fatih Birol, le directeur de l’AIE. « Si les gouvernements incluent les politiques énergétiques appropriées pour accélérer la transition énergétique, on pourrait assister à un rebond des énergies propres », ajoute-t-il. À condition, toutefois, de viser « au-delà du solaire et de l’éolien, qui ne concernent que les ressources électriques, et de s’intéresser aux transports, et notamment aux batteries et à l’hydrogène ». À l’inverse, les pays en développement et la Chine, qui investit abondamment dans cette ressource, devraient, quant à eux, recourir davantage au charbon, très polluant mais plutôt bon marché.
Le Figaro, « Les investissements dans l’énergie sont en chute libre » – 28/05/2020

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Coronavirus : les appels se multiplient pour une relance verte
À Bruxelles, la pression monte pour que le plan de relance de la Commission, présenté mercredi, se base sur le « Green Deal », ce « pacte vert » dont la présidente Ursula von der Leyen a fait la priorité de son mandat. Les appels se multiplient en effet pour investir plus dans la transition écologique. Ainsi, une pétition, signée par plus d’un million de personnes, circule réclamant une relance verte. Par ailleurs, le Forum économique mondial, organisateur de Davos, a annoncé la semaine dernière la création d’un groupe d’action de PDG pour un pacte vert européen, présidé par Thomas Buberl, le patron d’Axa. Au niveau européen, l’enjeu sera de surmonter les divergences entre États membres. « Si dix-sept ont signé une déclaration commune favorable à une relance verte, il en manque encore à l’appel, surtout à l’Est, Pologne en tête », écrit Le Figaro. En outre, selon plusieurs études récentes de l’Institut Jacques Delors, I4CE ou de l’université d’Oxford signée par le prix Nobel d’Économie Joseph Stiglitz et l’économiste britannique Nicholas Stern, il y a une plus grande efficacité économique à investir dans le vert.
Le Figaro, « L’urgence d’une relance européenne verte » – 26/05/2020

L’EPA propose une norme d’émission de gaz à effet de serre des avions
L’Environmental Protection Agency (EPA) a envoyé, en mai, une proposition de norme d’émission de gaz à effet de serre (GES) des avions, pour examen, au Bureau de la gestion et du budget des Etats-Unis. La proportion de réduction des émissions demandée n’est pas encore connue, mais il est peu probable que l’effort demandé par l’administration Trump aux compagnies aériennes US aille au-delà des objectifs de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui appelle à un gel des émissions via la mise en place, dès 2021, du système Corsia. Par ailleurs, l’industrie a demandé à ce que la base de référence repose sur 2019, après que la crise du Covid-19 ait occasionné une chute vertigineuse des émissions des avions pour le premier trimestre 2020. L’initiative n’a toutefois pas suscité la faveur des écologistes. Entre autres, les ONG pensent que les dispositions de l’OACI sont trop peu ambitieuses et s’opposent à d’éventuels ajustements.
Le Journal de l’environnement Newsletter, « Aux Etats-Unis, les émissions des avions dans le collimateur » – 26/05/2020

Nominations

Nomination de Pierre-Franck Chevet
Pierre-Franck Chevet a été nommé président d’IFP Energies nouvelles, à l’issue du conseil des ministres mercredi 27 mai, remplaçant ainsi Didier Houssin, dont le mandat de cinq ans arrivait à échéance. Avant de présider cet établissement public en charge de la recherche, du développement des technologies et de la formation dans les secteurs de l’énergie, du transport et de l’environnement, ce polytechnicien était, depuis 2019, membre du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, et a été chargé de plusieurs missions interministérielles.
connaissance des énergies - 28/05/2020

Nomination d’Isabelle Matykowski
Ingénieure en chef des ponts, des eaux et forêts, Isabelle Matykowski a été nommée directrice générale adjointe de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie. Diplômée de l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat, elle était directrice territoriale Nord Pas-de-Calais de Voies Navigables de France (VNF) depuis 2014.
Bulletin Quotidien, « Mme Isabelle Matykowski, ingénieure en chef des ponts, des eaux et forêts, jusqu’alors directrice territoriale Hauts-de-France de Voies Navigables de France (VN F), a été nommée directrice générale adjointe de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie » – 28/05/2020