S3PInfos Hebdo Presse 15 (du 15 au 19 juin)

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Le S3PI de l’Artois vous relaye quelques informations

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Focus

La Banque de France a publié le baromètre de la conjoncture économique pour le mois de mai en région Hauts-de-france.L’Enquête menée montre que dans l’industrie, à l’exception du secteur agro-alimentaire, la production est restée en deça de son niveau habituel pour cette période de l’année.
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Assises Européennes de la Transition Energétique :
La prochaine édition se tiendra les 12,13 et 14 janvier 2021 à Dunkerque.
Vous pouvez contribuer à l’élaboration du programme jusqu’au 17 juillet prochain.
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WEBINAR : il reste quelques places pour le WEBINAR de jeudi 25 Juin . Cliquez sur l’image pour vous inscrire.

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La centrale nucléaire de Golfech est placée sous surveillance rapprochée
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a dressé, le 15 juin, le bilan des actions de contrôle menées en 2019 par sa division de Bordeaux dans la centrale nucléaire de Golfech dans le Tarn-et-Garonne. Selon l’Autorité, « la qualité des opérations d’exploitation a continué à se détériorer en 2019 ». Le site est notamment considéré en retrait sur le chapitre de la radioprotection et nettement en retrait en matière de sûreté. Bertrand Frémaux, chef de la division de Bordeaux de l’ASN, mentionne entre autres « des situations inacceptables dans la maîtrise de la propreté radiologique des locaux, ce qui génère inévitablement des risques de contamination ». Le gendarme du nucléaire souligne également un manque de rigueur systémique dans la traçabilité des opérations et une insuffisance dans les analyses de risque. Dans ce contexte, l’Autorité a décidé de placer la centrale nucléaire sous surveillance rapprochée en 2020.
Sud Ouest, « Golfech étrillée face aux risques nucléaires » – 16/06/2020

A lire aussi :
Le Phare Dunkerquois : "L’ASN met en demeure EDF sur la centrale de Gravelines - 10/06/2020
www.lesechos.fr, « Le gendarme du nucléaire alerte sur un « déficit de culture de précaution » » – 28/05/2020

Des manifestants ont protesté devant l’usine d’engrais Yara, au port de Montoir
À Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique, un parfum d’ammoniaque s’échappe de l’usine d’engrais azotés Yara, site classé Seveso seuil haut en raison de la dangerosité de ses produits. L’usine émet jusqu’à deux fois plus de poussières PM10 dans l’atmosphère que les quantités autorisées, et dépasse aussi les seuils en termes d’azote et de phosphore rejetés dans la Loire. Dans ce contexte, environ 150 riverains, écologistes, zadistes, syndicalistes et représentants du monde agricole ont protesté, le 17 juin devant l’usine, contre les atteintes à l’environnement. Depuis mai 2018, une enquête doit déterminer si ces rejets présentent un risque pour l’environnement ou la santé. L’État de son côté ne cesse, depuis 2011, de rappeler l’usine à l’ordre. La préfecture a pour sa part déjà adressé cinq mises en demeure à l’entreprise depuis octobre 2019. Fin 2019, un énième arrêté préfectoral demandait notamment à l’usine d’installer des capteurs de qualité de l’air dans l’environnement proche. Par ailleurs, l’association l’ADZRP 44 réclame une étude épidémiologique pour vérifier si les industries, dont Yara, ont un lien avec la surmortalité observée dans l’agglomération de Saint-Nazaire.
Libération, « Usine d’engrais de Yara à Montoir-de-Bretagne : « J’ai peur qu’un jour, ça pète » » – 18/06/2020

Une explosion au sein de l’usine Imerys Altéo
Une forte explosion s’est produite dans la soirée du 15 juin au sein de l’usine Imerys, anciennement Péchiney, implantée à Beyrède Jumet (Hautes-Pyrénées). Le site transforme le corindon pour la filière métallurgique. À leur arrivée vers 22h20, les pompiers des Hautes-Pyrénées ont constaté qu’un four avait explosé à la vidange, et qu’il n’y avait pas de victime même si l’explosion a soufflé des vitres et endommagé le toit. De longues reconnaissances ont toutefois été nécessaires sur la structure du bâtiment. Selon le site d’informations www.ladepeche.fr, à la sortie du four, le corindon en fusion a percé accidentellement le récipient dans lequel il se déverse habituellement. Le produit est ensuite entré en contact avec de l’eau, ce qui a provoqué une réaction suivie d’une forte explosion. Cette dernière n’a pas fait de victime, seulement des dégâts matériels. Toutefois, aucune pièce maîtresse n’a été touchée.
www.francebleu.fr, « Bigorre : une explosion à l’usine Imerys de Beyrède Jumet » – 16/06/2020

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Scarpe : une pollution aux hydrocarbures dont l’origine reste inconnue
Le 13 juin, des habitants de Marœuil ont découvert une mystérieuse pollution aux hydrocarbures dans la Scarpe. Des pompiers d’Arras ainsi que l’unité de risques technologiques se sont rendus sur place et des reconnaissances ont été effectuées en amont et en aval du pont, mais l’origine de cette pollution n’a pas été déterminée. Toutefois, les pompiers ont essayé de limiter la pollution du cours d’eau en faisant appel à un agriculteur pour placer un ballot de paille et en contactant le gestionnaire du réseau Veolia pour installer des boudins filtrants.
La Voix du Nord, « Une mystérieuse pollution aux hydrocarbures dans la Scarpe » – 14/06/2020

Sécheresse : L’alerte renforcé dans le département du Nord
La Préfecture du Nord a renforcé mardi 16 Juin ses mesures sur plusieurs bassins versants du département. La Sambre, la Scarpe amont, la Sensee et l’Escaut passent en alerte sécheresse, et tout ceci s’accompagne de mesures restrictives.
"Les activités industrielles et commerciales doivent limiter au strict nécessaire leur consommation d’eau".
France 3 région : "Sécheresse dans le Nord : la Sambre, l’Escaut et la Scarpe amont passent en alerte, l’Yser en alerte renforcée" - 16/06/2020

Russie : le nettoyage du carburant à la surface d’une rivière polluée est terminé
Mardi soir, les autorités russes ont annoncé que le nettoyage du carburant à la surface d’une rivière, polluée fin mai par une fuite d’hydrocarbures dans l’Arctique russe, a été achevé. « La phase active de collecte du mélange eau-carburant à la surface de la rivière est terminée. Les travaux se poursuivent pour nettoyer les petits plans d’eau (alentour), ainsi que pour traiter le rivage », a précisé le ministère des Situations d’urgence. En outre, cet accident a probablement été provoqué par le dégel du pergélisol, conséquence du changement climatique, qui aurait entraîné l’effondrement des piliers soutenant une citerne d’une centrale thermique, d’après l’entreprise Norilsk Nickel, propriétaire du site. En Russie, ce phénomène est considéré comme un défi majeur, car il fragilise toutes les villes et les infrastructures.
www.sciencesetavenir.fr, « Pollution dans l’Arctique russe : le nettoyage en surface terminé » – 17/06/2020

Quel est l’état de la nappe phréatique en Alsace ?
Le deuxième volet de l’étude sur l’analyse des eaux souterraines, publié en janvier 2020 par l’Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), révèle de nombreux nouveaux micropolluants dans la nappe phréatique d’Alsace. Plus de 200 micropolluants ont été analysés et 150 sont dites émergents. Le rapport indique que les niveaux de concentration rencontrés sont faibles et que « les dépassements de valeurs seuils fixées pour l’eau potable sont peu fréquents ». Il souligne toutefois que de nombreux micropolluants émergents ne disposent pas de seuils, il est donc difficile d’établir pour le moment leur réel impact sanitaire. De plus, l’effet cocktail de ces substances n’est pas encore connu. Selon l’Aprona, « des substances prises isolément et à faible dose peuvent être quasiment inoffensives. Mais combinées entre elles, elles pourraient avoir des répercussions catastrophiques sur l’environnement et la santé ». Par ailleurs, ces contaminations seraient plus marquées dans les zones urbaines, à travers « l’interaction eaux superficielles-eaux souterraines, via les rejets de stations de traitement des eaux usées (STEU), les fuites de canalisations, les lessivages de sols urbains contaminés... ».
Dernières Nouvelles d’Alsace, « Des micropolluants dans les eaux souterraines d’Alsace » – 18/06/2020

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La crise accélère-t-elle la transition énergétique ?
Ces deux derniers mois, la demande quotidienne de pétrole a chuté de 100 à 70 millions de barils. Sur l’année, elle devrait reculer de 8 %. De plus, de nouvelles tendances qui réduisent la consommation de l’or noir, telles que la percée des véhicules électriques ou le développement de l’hydrogène, ne promettent pas un avenir radieux à cette source d’énergie. Pour le PDG de Total, il n’y aura qu’un déclin progressif du pétrole. Il estime ainsi que 50 millions de barils seront encore consommés au milieu du siècle. Par ailleurs, les compagnies pétrolières sont obligées de se transformer en groupes multi-énergies. Patrick Pouyanné affirme notamment qu’en investissant dans les énergies renouvelables couplées au gaz, les batteries, l’hydrogène vert et la capture-stockage du CO2, il attirera de nouveaux investisseurs ou incitera ses actionnaires à réorienter leur portefeuille afin d’atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050.
Chronique : www.lemonde.fr, « Et si la crise accélérait la transition énergétique, et donc la fin rapide du pétrole ? » – 15/06/2020

L’Ademe lance un nouveau portail internet
L’Agence de la Transition Ecologique a mis en ligne une plateforme numérique intiulée "Agir" , qui propose conseil et services, offre un accés personnalisé aux contenus de l’Ademe.
Via ce site, tout citoyen pourra notamment mesurer l’impact Co2 de ses modes de déplacement.
Pour rappel, depuis peu l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a changé sa signature pour devenir "l’Agence de la transition ecologique".
connaissancedesenergies.org - 18/06/2020

A lire aussi :actu-environnement : "l’Ademe présente ses nouvelles orientations" - 18/06/2020

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Générations futures alerte sur la présence de pesticides dans l’eau du robinet
Après avoir examiné les analyses effectuées par les Agences régionales de santé, qui contrôlent la qualité de l’eau du robinet, Générations futures a constaté qu’au moins un résidu de pesticides était présent au-delà des limites de quantifications. L’association de défense de l’environnement précise même que les résidus de pesticides retrouvés au robinet sont majoritairement des perturbateurs endocriniens suspectés, dont les effets sur la santé sont encore mal connus. Cela inquiète Générations futures car ceux-ci peuvent agir à de très faibles niveaux d’exposition tandis que les chercheurs suspectent des effets cocktail. L’association demande ainsi la mise en place d’une « politique efficace de réduction de l’usage des pesticides ».
www.futura-sciences.com, « Encore trop de pesticides dans l’eau du robinet, selon Générations Futures » – 17/06/2020

Sur le même sujet :
usinenouvelle.com : "Quels sont les résidus de pesticides que l’on retrouve dans l’eau du robinet ?"
Liberation.fr : "Des pesticides perturbateurs endocriniens, cancérigènes et mutagènes dans l’eau du robinet"
Environnement Magazine : "Les résidus de pesticides retrouvés dans l’eau du robinet sont en majorité des perturbateurs endocriniens"

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Un projet d’arrêté qui met à jour les ICPE du secteur papetier
Le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public jusqu’au 9 juillet prochain un projet d’arrêté qui met à jour les prescriptions générales applicables aux installations classées (ICPE) du secteur papetier. « Cet arrêté vise à mettre à jour les prescriptions applicables à ces installations en accord avec les évolutions réglementaires récentes », explique le ministère. En plus de reprendre les dispositions de l’arrêté du 3 avril 2000 relatif à l’industrie papetière, qu’il prévoit d’abroger au 1er janvier 2021, il contient également les conclusions sur les meilleures techniques disponibles (MTD) issues de la décision de la Commission européenne du 26 septembre 2014.
www.actu-environnement.com, « ICPE : de nouvelles prescriptions pour l’industrie du papier en consultation » – 18/06/2020