S3PInfos Hebdo Presse 6 (du 13 au 17 avril)

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Point sur l’Incendie de Tchernobyl
Un incendie s’est déclaré en Ukraine le 4 avril dernier à proximité de la zone d’exclusion de 30 kms mise en place autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Le 14 Avril les autorités ukrainiennes ont déclaré que la situation était sous contrôle grâce aux "efforts des pompiers et à la pluie".
Par ailleurs l’IRSN n’a pas constaté de valeur de radioactivité anormale au niveau de la balise de mesure installée à l’ambassade de France à Kiev.
Il rappelle aussi que cet incendie n’est pas une première et que des feux de forêt de grande ampleur "se produisent chaque année en Russie, Bielorussie et Ukraine et que certains d’entre eux affectent des territoires contaminés par l’accident de Tehcernobyl".
connaisancedesenergies.org le point sur l’incendie de Techernobyl - 15/04/2020

Incendie de Tchernobyl : possible impact en France ?
Le 13 avril, un incendie a été déclaré près de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Afin d’éviter que la zone de stockage de déchets radioactifs située sur place soit touchée, le gouvernement ukrainien a décidé de défricher les lieux. De leur côté, les spécialistes de la sûreté nucléaire ont annoncé qu’ils allaient mesurer le niveau de radioactivité dans l’air, notamment dans l’Est de la France. En effet, des masses d’air en provenance de la région touchée ont traversé une zone qui s’étend de l’Alsace à Clermont-Ferrand, et jusqu’à Marseille, selon l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et Météo France. Par ailleurs, les résultats de ces mesures seront publiés sur le site du Réseau National de Mesure de la radioactivité et de l’environnement dans les jours à venir.
La Croix, « L’incendie de Tchernobyl ravive les peurs » – 15/04/2020
www.francesoir.fr, « Incendies à Tchernobyl : quels sont les risques de pollution et de radioactivité en France ? » – 14/04/2020

#COVID-19 : Les centrales nucléaires n’ont pas testé le risque d’une pandémie
Alors que 300 scénarios noirs sont testés chaque année dans les centrales nucléaires d’EDF, le risque d’une pandémie touchant une partie des équipes des centrales ne devait être testé qu’au mois de juin 2020. « En janvier, de premières questions se sont posées sur le coronavirus car nous avons des équipes en Chine. On a suivi sa montée en puissance et le 16 mars, nous avons décidé d’activer nos plans de continuité d’activité dans nos 19 centrales nucléaires », souligne le délégué d’état-major crise d’EDF, Pierre Eymond. Les mesures de sécurité prises ont fait diminuer le nombre de salariés présents chaque jour sur les sites nucléaires d’EDF à environ 10 000 contre plus de 30 000 avant la crise. Certaines activités non urgentes ont été ainsi reportées. Les plans de continuité d’activité d’EDF en cas d’épidémie sont proportionnés afin de faire fonctionner l’ensemble du parc nucléaire pendant 8 à 12 semaines avec un taux d’absentéisme de 25 % et de 40 % au pic de l’épidémie. « Dans le nucléaire, la crise du Covid-19 implique moins d’inspections sur place des régulateurs, moins d’opérations de maintenance, moins de salariés sur site et des journées de travail potentiellement plus longues. Tout cela contribue à accroître les risques », met en garde Paul Dorfman, spécialiste du nucléaire à l’University College de Londres.
[www.lesechos.fr, « Coronavirus : ce risque que les centrales nucléaires n’avaient pas testé » – 14/04/2020

ICPE : Des dérogations à la réglementation sur la fabrication des biocides
Le 13 mars, le ministère de la Transition écologique a pris un arrêté permettant d’introduire des dérogations à la réglementation européenne sur les produits biocides. Avec l’arrêté du ministre de la Santé du 23 mars 2020 s’appliquant aux pharmacies, ce texte permet à certains établissements de proposer jusqu’au 31 mai 2020 des gels et solutions hydro-alcooliques sans l’autorisation de mise sur le marché (AMM) normalement délivrée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les entreprises qui ont mis ces produits sur le marché avant la crise sanitaire peuvent les écouler selon leur composition habituelle. En dessous d’une tonne par jour, la formalité au titre de la réglementation ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement) n’est pas exigée. Toutefois, ces mesures dérogatoires peuvent être insignifiantes en matière de sécurité incendie. Selon l’association Robin des bois, les installations soumises à déclaration « ne sont pas contrôlées par les services de l’État et souffrent en général d’un manque de connaissances et de moyens de lutte contre les incendies ».
www.actu-environnement.com, « Covid-19 : comment la réglementation a été assouplie pour produire du gel hydro-alcoolique » – 14/04/2020

Des milliers de poissons morts suite à un accident survenu dans une sucrerie
Des milliers de poissons ont été retrouvés morts dans plusieurs cours d’eau près de Cambrai, dans le Nord, en fin de semaine dernière. Une enquête judiciaire a été ouverte. Les inspecteurs de l’environnement en charge de l’enquête ont conclu que l’incident avait été causé par un accident survenu dans la sucrerie Tereos à Escaudœuvres, qui a provoqué une importante pollution des cours d’eau du territoire, selon l’Office français de la biodiversité. Ce dernier précise que 100 000 m³ d’eau de lavage de betteraves, contenant une « quantité très importante de matière organique susceptible d’altérer gravement la vie aquatique », y a été accidentellement déversée. L’enquête judiciaire menée par le parquet de Cambrai devra déterminer les responsabilités dans cette affaire. Le responsable encourt jusqu’à deux ans de prison et 75 000 euros d’amende.
www.20minutes.fr, « Nord : Pourquoi des milliers de poissons sont morts dans plusieurs cours d’eau » – 15/04/2020
actu-environnement : la rupture de la digue d’une sucrerie dans le nord asphixie plusieurs cours d’eau
La voix du nord : Poissons morts dans le Valenciennois et le Cambresis, Tereos mis en cause

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Déchets : les effets délétères du confinement sur les dépôts sauvages
Le 10 avril, le Parc National des Calanques a lancé un cri d’alarme. Le gestionnaire a, en effet constaté une recrudescence des Dépôts Sauvages, en particulier des déchets du bâtiment mais ce cas est malheureusement loin d’être un cas isolé.
Les particuliers sont aussi générateurs de dépôts sauvages.
Comme certains professionnels, ils sont aussi confrontés à la fermeture des déchèteries, et à l’arrêt du ramassage des encombrants.
actu-environnement : Les effets délétères du confinement sur les dépôts sauvages - 15/04/2020

L’Anses publie la liste des substances préoccupantes à réévaluer en urgence
Dans le cadre du plan national d’action visant à réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques, l’Anses vient de publier une liste de substances et produits à réévaluer de façon prioritaire. « En partant des conclusions de cette mission et en tenant compte de l’interdiction de certaines substances et du retrait de certains produits intervenus depuis lors, l’Anses a réalisé une expertise relative aux substances devant faire l’objet d’une attention particulière », précise l’agence. Elle déconseille le renouvellement de l’approbation du mancozèbe et du thiophanate-méthyl « présentant des critères d’exclusion au regard du règlement européen 1107/2009, car l’Echa a récemment statué qu’elles étaient cancérigènes ou reprotoxiques de catégorie 1 ». Parallèlement, l’Anses engage sur la période 2020-2021 une nouvelle évaluation des risques pour certains produits autorisés contenant des substances classées cancérigènes ou reprotoxiques de catégorie 1B par l’Echa et va également actualiser les évaluations des produits contenant du prosulfocarbe. Elle lance en outre l’évaluation du prochloraz, « au regard de ses propriétés potentielles de perturbateur endocrinien, sans attendre le renouvellement de l’approbation des substances actives qu’il contient ».
www.actu-environnement.com, « Phytosanitaires : l’Anses publie la liste des substances préoccupantes à réévaluer rapidement » – 15/04/2020

Sécheresse : Bon bilan de recharge des nappes, mais fort déficit de pluie au printemps
Les nappes phréatiques françaises ont bénéficié depuis mi-mars, de l’essentiel de leur recharge 2019-2020.
Néanmoins la situation présente quelques disparités au niveau nationale, dans la partie Est de la France. En cause, de forts déficits pluviométriques ces dernières années.
Avec les fabiles chutes de pluie de a période du 15 mars au 14 avril, il faut craindre une possible sécheresse dans les semaines et mois à venir.
Actu-Environnement : bon bilan de recharge des nappes, mais fort déficit de pluie au printemps - 16/04/2020

Point de situation dans le Pas-de-Calais

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Transition énergétique : le gaz naturel reste incontournable
Le remplacement du charbon par le gaz pour la production d’électricité a permis en 2019 d’éviter le rejet de 100 millions de tonnes de C02 dans les économies avancées, d’après Usine Nouvelle. Avec 230 grammes de C02 rejetés par kilowattheure produit, le gaz naturel est nettement plus propre que le charbon (380 gC02/kWh) ou le fioul (325 gC02/kWh), et sa combustion n’émet quasiment pas de particules fines. De plus, le gaz naturel est facile et bon marché à transporter et à stocker. Seul bémol, les fuites de méthane pendant l’extraction ou le transport, dont le pouvoir d’effet de serre est 28 à 36 fois plus puissant que celui du dioxyde de carbone sur une période de 100 ans. « Pour changer le mix énergétique petit à petit et à coût raisonnable, le gaz naturel reste un élément qui permet de remplacer le charbon, et qui sera à plus long terme remplacé peu à peu par les énergies renouvelables », estime Thierry Bros, associé energy project à l’Université d’Harvard et professeur à Sciences Po.
Usine Nouvelle, « Le gaz, meilleur ennemi du climat » – Avril 2020

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L’appel en faveur du Green Deal reçoit le soutien de treize États
L’appel à se focaliser sur le Green Deal, pour relancer l’économie après la crise sanitaire du Covid-19, a reçu le soutien de 13 États, dont la France. Parmi les derniers signataires figurent l’Allemagne et la Grèce, qui ont annoncé, le 11 avril, qu’elles rejoignaient la démarche. Cette initiative, qui appelle notamment à investir dans la mobilité durable, les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments et l’économie circulaire, rejoint l’ « alliance européenne pour une relance verte », lancée par Pascal Canfin, président de la commission de l’Environnement du Parlement européen.
Enerpresse, « Treize États pour soutenir l’appel en faveur du Green Deal » – 15/04/2020