S3PInfos Hebdo Presse 3 (du 23/03 au 27/03/2020)

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Le S3PI de l’Artois vous relaye quelques informations

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L’hydrogène vert en plein essor

La start-up Lhyfe va produire industriellement de l’hydrogène par électrolyse à partir d’énergie éolienne. « Nous commençons la construction de l’usine. Elle disposera d’un premier électrolyseur directement raccordé à une éolienne. Dès 2021, nous produirons 300 kg d’hydrogène par jour. De quoi alimenter 15 à 20 véhicules lourds ou 700 voitures », indique Matthieu Guesné, président fondateur de l’entreprise. Par ailleurs, la start-up nantaise prévoit déjà de monter en puissance avec deux nouveaux électrolyseurs reliés à deux éoliennes, soit une production journalière de 900 kg d’hydrogène en 2023. De son côté, la Guyane accueillera en 2022 le plus grand site de stockage d’énergie renouvelable au monde, grâce à l’hydrogène. Mené par la société Hydrogène de France, le projet est constitué d’une centrale solaire de 60 mégawatts (MW) de puissance, connectée au réseau électrique et associée à un stockage de 120 MWh dont 90 sous forme d’hydrogène et 30 sous forme de batteries.
Sciences et Avenir, « L’hydrogène vert a le vent en poupe » – Avril 2020

L’Agence Internationale de l’Energie appelle à exploiter le potentiel "énorme" du Biogaz et du Biométhane

Dans un rapport publié le 19 mars dernier, l’Agence International de l’Energie souligne que le développement du biogaz et du biométhane devrait contribuer à répondre à la gestion d’un volume croissant de déchets organiques mais aussi au nécessaire besoin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Selon l’AIE, ces deux gisements pouraient déjà permettre de couvrir près de 20% de la demande mondiale de gaz.
Connaissances des Energies : l’AIE appelle à exploiter le potentiel "énorme" du Biogaz et du Biométhane - 25/03/2020

Connaissance des Energies : Qu’est ce que l’Agence Internationale de l’Energie ?

Infographie Renouvelables : l’année 2019 marquée par le décollage du Biométhane

Alors que la capacité du photovoltaïque et de l’éolien terrestre ont augmenté respectivement de 11% et 9% au cours de l’année 2019, le parc de production du Biométhane a bondi de 63% en un an.
Actu-environnement : Renouvelables : l’année 2019 marquée par le décollage du biométhane 26/03/2020

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La pollution contribue à la propagation du coronavirus selon une étude

D’après une étude menée par la Société italienne de médecine environnementale (Sima), les particules fines peuvent transporter le coronavirus en plus du fait qu’elles fragilisent les personnes vulnérables et aggravent les symptômes de la maladie. Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont étudié les concentrations de particules fines PM10 dans régions d’Italie où les contagions ont été les plus nombreuses. « Dans la vallée du Pô, on observe une « accélération anormale » de l’expansion de l’épidémie correspondant à une forte concentration de particules fines deux semaines plus tôt (...) La poussière fait ainsi office « d’autoroute » pour le virus », détaille Leonardo Setti, de l’Université de Bologne, qui a participé à la réalisation de cette étude. D’ailleurs, le beau temps et le manque de vent aggravent la pollution, ce qui augmente le risque d’exposition. À Paris par exemple, le taux de particules fines PM 10 a triplé entre le 5 et le 18 mars à cause de ces conditions. Toutefois, les chercheurs estiment que le nombre de personnes infectées entre le 25 mars et le 15 avril devrait se stabiliser. En France, Eric Poincelet, président de Pollutrack, un réseau de capteurs installés à Paris qui mesurent la pollution en temps réel, relaie également cette étude. « La politique de santé publique qui a été mise en place par Tokyo, a eu des conséquences extraordinaires. Ils ont fait vraiment une priorité de la lutte contre les particules fines, en limitant notamment le diesel. On a vu une diminution considérable des nuits d’hospitalisation, une augmentation de la qualité de vie, donc ça marche ! », ajoute Eric Poincelet.
www.francetvinfo.fr, « Le billet vert. La pollution : facteur aggravant du coronavirus ? » – 22/03/2020
www.futura-sciences.com, « La pollution de l’air est une « autoroute » pour le coronavirus » – 21/03/2020-

Fukushima : les impacts sur la santé et l’environnement

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publie une série d’informations qui permettent de faire le point sur les conséquences environnementales et sanitaires de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daï Ichi, survenu le 11 mars 2011. La surveillance du niveau de radioactivité dans l’environnement montre la poursuite de sa diminution, en moyenne de 77% dans un périmètre de 80 km autour de la centrale. Les mesures effectuées sur les produits agricoles à l’échelle du Japon montrent également qu’ils ne sont plus affectés par les contaminations, car les seuls dépassements des normes ne concernent plus que des baies, du gibier et des champignons sauvages. De même pour les produits de la mer, avec zéro poisson au-dessus de 100 Bq/kg depuis 2015. Pour les poissons des rivières, on compte toutefois quelques cas par an, moins de dix, au-delà de la barre des 100 Bq/kg contre plus de 200 en 2012. En outre, la diminution de la radioactivité a modifié la gestion des zones contaminées et permis des retours de populations, mais pour l’instant très minoritaires. La majorité des zones 2 et 3 sont déclarées « décontaminées » et les retours de populations possibles avec une levée des consignes d’évacuation entre 2014 et 2017. En revanche la zone 1 n’est pas considérée comme « ré-occupable » à l’exception des zones en violet où des opérations de décontamination poussées ont permis la création de « bases de reconstruction ». Enfin, la surveillance d’éventuelles conséquences sanitaires sur les populations des zones les plus exposées et sur les 360 000 enfants de la région âgés de moins de 18 ans en 2011 montre des signes de cancers de la thyroïde. Pour les populations évacuées, les bilans indiquent une amélioration générale, physiologique et psychologique, due à la stabilisation de leurs conditions de vie.
www.lemonde.fr, « Fukushima : les conséquences sanitaires » – 18/03/2020]

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La Commission lance une consultation sur la mise en œuvre de la loi climat

Compte tenu de la lutte contre le coronavirus, certains États demandent une mise entre parenthèses des ambitions climatiques de l’UE. Continuant ses travaux sur le Green Deal, la Commission européenne a pourtant lancé le 18 mars, jusqu’au 25 avril, une consultation sur l’impact potentiel d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50-55% d’ici 2030. La consultation doit aboutir à une communication listant les initiatives législatives nécessaires pour accroître les efforts de réduction des émissions GES. Selon le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, l’Europe devrait oublier le Green Deal pour se concentrer sur la lutte contre le coronavirus. Quant à Janusz Kowalski, sous-secrétaire d’État polonais, il estime que l’UE devrait anéantir le système d’échange des quotas d’émissions pour libérer des fonds pour lutter contre le virus. « La lutte contre le coronavirus sera douloureuse, il est évident que les pays chercheront des fonds supplémentaires pour aider leurs entreprises et leurs citoyens », a indiqué Janusz Kowalski.
BIP Bulletin de l’Industrie Pétrolière, « La Commission consulte sur la mise en œuvre de sa loi climat » – 23/03/2020

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Méthanisation agricole : Quel cadre de durabilité pour la filière ?

Le WWF France a listé trois conditions nécessaires pour garantir une méthanisation agricole durable au niveau national, dans un rapport publié la semaine dernière, après avoir mené une année de travail avec l’ensemble des acteurs de cette filière qui a du mal à se généraliser. L’organisme identifie ainsi comme premier axe de favoriser la mise en œuvre de pratiques agroécologiques à l’échelle de l’exploitation. Il propose également, deuxième axe, de s’intégrer au contexte territorial, afin d’adapter le projet aux spécificités locales. Enfin, troisième axe, la méthanisation agricole doit démontrer sa capacité à apporter des solutions pérennes aux problématiques de réchauffement climatique et d’érosion de la biodiversité. Par ailleurs, il apparaît que la durabilité de la filière doit tout d’abord passer par la mise en œuvre de pratiques agroécologiques à l’échelle de la parcelle et de l’exploitation, grâce notamment aux cultures intermédiaires à vocation énergétique (CIVE). Enfin, Les auteurs du rapport concluent que si ces trois conditions sont nécessaires pour assurer la durabilité et la méthanisation agricole, elles ne sont pas pour autant exhaustives.
www.actu-environnement.com
www.environnement-magazine.fr, « La Méthanisation agricole : quel cadre de durabilité pour la filière ? » – 23/03/2020