S3PInfos Hebdo Presse 9 (du 04 mai au 08 mai)

JPEG - 322 ko

Le S3PI de l’Artois vous relaye quelques informations

JPEG - 119.1 ko

La rupture d’une digue du sucrier Tereos aurait tué les poissons dans l’Escaut
Début avril, des milliers de poissons ont été asphyxiés dans l’Escaut vraisemblablement suite à la rupture d’une digue de l’usine du sucrier français Tereos, entraînant le déversement d’environ 100 000 m³ d’eau noirâtre chargée de matière organique. L’Office français de la biodiversité précise que ces eaux ont « rapidement saturé le milieu aquatique » et produisent de « l’ammoniac et les nitrites, très toxiques pour la faune aquatique ». De son côté, la Wallonie enregistre 50 à 70 tonnes de poissons morts, et évoque une catastrophe environnementale. Pour sa part, Tereos a annoncé qu’il allait mettre en place les mesures nécessaires pour limiter l’impact sur la faune et a notamment installé cinq aérateurs pour ré-oxygéner l’eau. Par ailleurs, des négociations amiables se poursuivent entre la fédération départementale de pêche, qui avait demandé 200 000 euros, et Tereos.
AFP Economique, « Comment la rupture d’une digue du sucrier Tereos aurait tué les poissons dans l’Escaut » – 01/05/2020

Isère : un gaz toxique détecté dans une unité de production de la plateforme chimique de Pont-de-Claix
La Plateforme chimique de Pont-de-Claix a fait l’objet d’un "incident technique" survenu mardi 5 mai. Un gaz toxique a été détecté dans une unité de production qui a nécessité l’activation du POI.
L’incident n’aurait eu aucune conséquence humaine et environnementale.
Selon le communiqué, la production a été arrêté immédiatement et "l’ensemble des dispositifs de sécurité ont fonctionné comme ils le doivent dans une situation de ce type".
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : Isère : un gaz toxique détecté dans une unité de production de la plateforme chimique de Pont-de-Claix - 06/05/2020

Le BARPI a publié une Fiche reflexe sur les points de vigilance lors de la reprise et de l’arrêt des activités industrielles.
aria.developpement-durable.gouv.fr

JPEG - 193.8 ko

Hauts-de-France : la qualité de l’air ne s’est pas améliorée
Depuis le début du confinement décrété le 17 mars en France, l’observatoire de la qualité de l’air régional Atmo a signalé au moins huit pics de pollution aux particules dans les Hauts-de-France. Plusieurs phénomènes ont pu être à l’origine des quatre épisodes de pollution des deux derniers mois selon Atmo. « D’abord, les particules ont de multiples origines, comme l’activité industrielle, le chauffage au bois, les activités et le trafic. Et puis, les conditions printanières favorisent la formation de particules dites "secondaires" », précise Céline Derosiaux, chargée de la communication Atmo Hauts-de-France. Le 25 avril, le groupe Écologie-Les Verts a ainsi demandé au préfet de limiter les épandages. Les écologistes soulignent d’ailleurs le lien étroit entre la pollution de l’air par les particules et le développement ainsi que l’aggravation de maladies respiratoires.
Le Monde, « Pas d’amélioration de la qualité de l’air dans les Hauts-de-France » – 06/05/2020

JPEG - 124.6 ko

Focus sur la situation de la filière du biométhane
Les cours des hydrocarbures sont en baisse depuis le début de la crise sanitaire, dont les conséquences pourraient ébranler la filière du biométhane qui, comme le souligne l’Agence de la transition écologique (Ademe), est essentiel à la transition écologique. L’organisme table toutefois sur un scénario 100 % gaz vert, d’ici à 2050. Par ailleurs, la filière biogaz se positionne comme un levier de création d’emplois durables dans les territoires, avec plus de 4 000 emplois directs et indirects générés en 2019, une centaine de nouveaux sites installés chaque année, près de 55 000 emplois directs non délocalisables qui pourraient être implantés à l’horizon de 2030. Le biométhane assure actuellement moins de 1 % de la consommation de gaz en France, avec une production qui a doublé en 2019 et une dynamique qui se poursuit cette année. La nouvelle PPE, la feuille de route des pouvoirs publics sur la période 2018-2028 publiée il y a quelques jours, vise 10 % à l’horizon 2028, mais ce scénario est jugé peu ambitieux par l’ensemble des acteurs de la filière biométhane.
www.actuel-hse.fr, « La filière biométhane craint d’être ébranlée par la crise sanitaire » – 02 au 03/05/2020

COVID-19 : les estimations de l’AIE sur la consommation énergétique en 2020
Dans un rapport spécial publié le 30 Avril, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) explique que la consimmation mondiale d’énergie primaire a diminué de 3.8 % au premier trimestre 2020.
En prenant pour hypothèse "une levée progressive des mesures de confinement dans la plupart des pays au cours des prochains mois" que la consommation mondiale d’énergie primaire pourrait baisser de 6% et que les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie pourraient quant à elles baisser de 8% par rapport à 2019.
Connaissance des energies : Les estimations de l’AIE sur la consommation énergétique en 2020 - 04/05/2020

Guyane : la future centrale électrique EDF du Larivot continue de faire débat
PEI, la filiale ultramarine d’EDF, lancera, le 15 mai, et pour un mois, l’enquête publique sur son usine électrique du Larivot. Il s’agit d’un projet de centrale électrique hybride constituée à la fois d’une partie thermique de 120 MWe et d’une partie photovoltaïque de 10 MWc. Située dans la commune de Matoury, l’installation comportera 7 moteurs diesel, convertibles au gaz naturel, « dans l’éventualité où les conditions d’arrivée du gaz en Guyane soient un jour réunies ». Cette nouvelle centrale doit remplacer à partir de 2024 la centrale thermique de Dégrad-des-Cannes. Or, dans un avis rendu en décembre dernier, l’Autorité environnementale (Ae) dénonce plusieurs problèmes soulevés par le projet d’EDF PEI, notamment le choix de l’emplacement de cette centrale qui nécessitera le défrichage et l’artificialisation de 24 hectares de zones humides, de mangrove et de forêts marécageuses. Chaque année, la centrale du Larivot émettra jusqu’à 455 000 tonnes de C02, soit près de quatre fois les émissions annuelles de Dégrad-des-Cannes, ajoute l’organisme.
Le Journal de L’environnement Newsletter, « EDF lance son « projet Prométhée » en Guyane française » – 04/05/2020

Total devient plus ambitieux en matière de transition énergétique
Malgré la crise que subit le secteur pétrolier, Total s’est fixé des objectifs plus ambitieux de réduction de ses émissions de CO2 qui atteignent plus de 40 millions de tonnes par an. Selon Total, ces émissions devront être réduites de moitié et le solde sera compensé par la plantation de forêts absorbant le carbone ou encore la capture et le stockage du CO2. S’adaptant aux politiques mises en œuvre par les pays européens, le groupe vise la neutralité carbone en 2050. « Il n’y aura plus beaucoup de véhicules thermiques en Europe en 2050. Nous devons nous adapter », a noté le PDG, Patrick Pouyanné. Les investissements dans l’électricité et les énergies renouvelables passeront également de 10 % du total aujourd’hui à 20 % d’ici 2030. Toutefois, selon les ONG, ces annonces sont insuffisantes. Par ailleurs, certains actionnaires du pétrolier français ont déposé en avril une résolution en vue de l’assemblée générale du groupe le 29 mai réclamant à Total de s’aligner totalement sur l’Accord de Paris. Pour le moment, le groupe n’a pas encore accepté d’inscrire cette résolution à l’ordre du jour de son AG.
Les Echos, « Le pétrolier vise la neutralité carbone en 2050 » – 06/05/2020

JOURNAL OFFICIEL

Arrêté du 2 avril 2020 modifiant l’arrêté du 17 mars 2006 relatif au contenu des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux
Legifrance.gouv.fr

Arrêté du 17 avril 2020 délimitant la nouvelle zone nucléaire à accès réglementé du centre nucléaire de production d’électricité de Belleville
Legifrance.gouv.fr

Arrêté du 28 avril 2020 autorisant par dérogation la mise à disposition sur le marché et l’utilisation du produit biocide BIOBOR JF pour une période de 180 jours
Legifrance.gouv.fr